La fiche de paie ne respecte ni diplômes, ni responsabilités : en France, un kinésithérapeute débutant à l’hôpital touche 2 200 euros nets par mois, là où une sage-femme démarre souvent à 1 900 euros. Dans les cabinets, certains kinés libéraux voient leurs revenus grimper jusqu’à 4 000 euros, un seuil que la grande majorité des sages-femmes n’atteignent jamais, même après des années sur le terrain.
Depuis 2014, la situation n’a guère changé, malgré quelques coups de pouce salariaux. Ce qui fait la différence, ce n’est pas tant la fonction que le statut : salarié ou indépendant, secteur public ou privé, métropole ou province… Tout dépend du contexte, et cela se lit sur la fiche de paie.
Panorama des salaires dans les métiers de la santé en 2025 : où se situent kinés, sages-femmes et infirmiers ?
Le paysage des métiers de la santé reste éclaté entre statuts et environnements. En 2025, la comparaison des salaires entre kinésithérapeutes, sages-femmes et infirmiers révèle des écarts tangibles, liés au choix du libéral ou du salariat, sans oublier la France et la Belgique, où les règles changent la donne.
Pour les kinésithérapeutes, la demande ne faiblit pas. En France comme en Belgique, où la profession manque de bras, les rémunérations varient largement. Un kiné salarié commence entre 2 200 et 2 300 € nets mensuels. Mais l’indépendance change la donne : la moyenne grimpe à 3 300, 3 600 €, avec certains cabinets qui dépassent les 5 000 voire 6 000 € nets. En Belgique, le plafond s’étire de 4 000 à 5 500 € nets. À l’hôpital, le maximum atteint 3 500 € nets en France, 3 200 € bruts en Belgique.
Côté sage-femme, la réalité est plus sobre. Le salaire moyen reste en retrait, malgré un rôle clé auprès des patientes. Les infirmiers, eux, se positionnent entre les deux, naviguant selon le secteur et l’expérience.
Voici une synthèse des fourchettes actuelles pour ces professions :
- Kinésithérapeute : 2 200 € (début salariat), jusqu’à 6 000 € (libéral confirmé)
- Sage-femme : chiffres à affiner, mais en dessous des kinés libéraux
- Infirmier : revenus intermédiaires, variables selon statut et ancienneté
Toutes ces professions paramédicales répondent à une demande forte, surtout pour les kinés en France. Statut, secteur, spécialisation et localisation pèsent lourd dans le parcours salarial de chacun.
Qui gagne le mieux aujourd’hui : comparaison chiffrée entre kinésithérapeutes, sages-femmes et infirmiers
Sur le terrain, le classement est net : le kinésithérapeute, principalement en libéral, arrive en tête des rémunérations paramédicales. Un kiné salarié débute en France autour de 2 200 à 2 300 € nets. En libéral, la moyenne bondit à 3 300-3 600 €, avec des professionnels expérimentés qui dépassent 5 000 ou 6 000 € nets. En Belgique, la tendance est similaire : les mieux installés peuvent viser 4 000 à 5 500 € nets.
Pour les sages-femmes, la situation est différente. Le revenu moyen reste en dessous de celui des kinés, même en tenant compte du statut et de l’ancienneté. Les infirmiers, eux, se situent dans la tranche intermédiaire, leur salaire dépendant du secteur d’exercice, du grade et de l’expérience, mais restant généralement inférieur aux kinésithérapeutes libéraux.
Synthèse des niveaux de rémunération observés :
- Kiné salarié débutant : 2 200–2 300 € net/mois (France)
- Kiné libéral : 3 300–3 600 € net/mois (moyenne France), jusqu’à 6 000 € (maximum)
- Kiné libéral Belgique : jusqu’à 5 500 € net/mois
- Sage-femme/infirmier : rémunération inférieure aux kinés libéraux
Le statut, la spécialité choisie et la localisation du cabinet façonnent ces disparités. En France, la demande reste forte, et la pénurie en Belgique accentue encore la valorisation des kinésithérapeutes sur le marché.
Quels sont les facteurs qui font varier les rémunérations dans ces professions ?
Dans les métiers de la santé, les salaires évoluent au gré d’une multitude de paramètres, souvent peu visibles pour le grand public. Le statut d’exercice pèse lourd dans la balance : passer du salariat au libéral, c’est franchir un cap décisif, tant pour un kinésithérapeute qu’une sage-femme. En cabinet, la capacité à fidéliser une patientèle, le choix d’implantation et la densité du secteur médical local font toute la différence pour les revenus.
La spécialisation ouvre de nouvelles perspectives. Un kiné qui se consacre à la rééducation du sportif ou à la prise en charge respiratoire, une sage-femme qui s’investit dans les suivis complexes ou le travail à domicile, voient leurs honoraires évoluer à la hausse. Les charges professionnelles (cotisations sociales, équipements, locaux) grignotent le revenu net, surtout pour les indépendants, où la gestion administrative (INAMI en Belgique, URSSAF en France) s’avère stratégique.
Voici les principaux éléments qui influencent concrètement les revenus :
- Développement de la patientèle et force du réseau médical : leviers clés pour les indépendants
- Gestion de cabinet, exercice multi-sites et activités annexes (formation, encadrement) : sources de diversification
- Évolution de carrière : certains choisissent la formation ou la gestion, ce qui accroît leur rémunération globale
En salariat, les grilles du secteur public ou privé déterminent la base, mais les primes (nuits, week-ends, blocs opératoires) et l’ancienneté modifient le montant final. Avec l’expérience, ou en se positionnant sur des spécialités en tension, les écarts se creusent, particulièrement pour les kinésithérapeutes recherchés en France ou en pénurie en Belgique.
L’évolution des salaires depuis 2014 et les perspectives pour s’orienter en toute connaissance de cause
Depuis 2014, la rémunération des kinésithérapeutes progresse lentement mais sûrement, surtout chez les indépendants. Aujourd’hui, un kiné libéral français gagne en moyenne 3 300 à 3 600 € net par mois, alors qu’il y a dix ans, les chiffres étaient plus bas. Cette hausse s’explique autant par la demande croissante en France, qui ne parvient pas à combler tous les besoins, que par une revalorisation progressive des actes. En Belgique, la pénurie de professionnels a aussi fait grimper les honoraires, le revenu maximal en libéral atteignant désormais 4 000 à 5 500 € net par mois.
Les sages-femmes, elles, voient leurs salaires évoluer plus lentement. Le secteur public garantit une certaine stabilité, mais la progression reste timide face à celle des kinés. La spécialisation, le passage au privé ou l’exercice à domicile permettent à certaines de s’en sortir mieux, surtout avec de l’expérience.
Voici ce qui conditionne concrètement l’évolution des salaires :
- En France, expérience, spécialisation et choix du statut (libéral ou salarié) pèsent lourd sur les perspectives salariales
- En Belgique, concours d’entrée et numerus clausus pour accéder aux études de kiné influencent l’accès au métier et les niveaux de revenus
La durée des études varie selon le pays : quatre ans en Belgique, entre trois et cinq ans en France. Se spécialiser ou diversifier ses activités (formation, gestion de cabinet) permet d’évoluer et d’ouvrir d’autres horizons dans ces carrières paramédicales.
La réalité des salaires dans les métiers paramédicaux, ce sont des trajectoires qui s’écrivent au cas par cas, entre choix de carrière, opportunités locales et capacité à se démarquer. Pour qui veut s’orienter, savoir décoder ces nuances, c’est déjà prendre une longueur d’avance.

